Célia Perrin lauréate du concours Optica Photo, semaine du 20 février 2026.

 

Usine 9 pour notre Spätlese

Une coupe de bois de vigne, utilisée pour la production de Spätlese (un vin blanc d’origine allemande issu de raisins récoltés tard dans la saison), est observée en autofluorescence à l’aide d’un scanner de lames InnoQuant. Le titre de l’image rend hommage au film classique « Plan 9 from Outer Space » d’Ed Wood.

—Préparation de l’échantillon : Celia Perrin, LVBE – UHA ; Acquisition de données : Mathilde Bouakil, Innopsys ; Reconstitution/rendu de l’image : Olivier Haeberlé et Bruno Colicchio, IRIMAS – UHA, France

 

 

Une des coupes de microscopie de Célia PERRIN (ingénieure d’études au LVBE), réalisées dans le cadre du projet Vineside a été retenue comme photo de la semaine chez Optica, le 20 février 2026 et publiée dans la revue Optics & Photonics News Optica du mois de février 2026.

  • Projet Vineside : Ce projet de recherche, financé par l’appel à projets VINESIDE de l’Université de Haute Alsace, vise à étudier les variations anatomiques du bois au cours du temps chez deux cépages, le Gewurztraminer et le Riesling, reconnus pour leur sensibilité aux maladies du bois de la vigne. Cette étude est menée en comparant des tissus sains et des tissus infectés par le champignon pathogène Neofusicoccum parvum, impliqué dans ces maladies.

Ces clichés ont été obtenus en collaboration avec IRIMAS, Olivier Haeberle et Bruno Colicchio, suite à leur participation à Mifobio (école du CNRS) en octobre dernier.

MiFoBio  : « L’imagerie biologique a fortement contribué à la compréhension du vivant grâce à une succession d’avancées conceptuelles et technologiques. L’obtention de plusieurs prix Nobel dans le domaine au cours des deux dernières décennies est un marqueur de cette forte évolution, en particulier en microscopie photonique. Ces imageries se développent d’une part dans la nanoscopie avec des mesures au niveau de la molécule unique et d’autre part en macroscopie avec l’imagerie des tissus et organismes complets. Cette dynamique est portée par une succession d’avancées majeures issues de la physique, de la chimie et de la biologie moléculaire et cellulaire ou encore de l’analyse de données avec l’Intelligence artificielle, visant à approcher une imagerie multi-échelle holoscopique. C’est cette démarche, interdisciplinaire et portée vers la compréhension de l’ensemble des mécanismes du vivant, qui fait l’objet de notre projet. 

L’école MiFoBio a en effet pour but de réunir les experts d’un grand nombre de disciplines autour de l’imagerie pour la biologie afin qu’ils échangent et partagent un ensemble de savoirs et savoir-faire interdisciplinaires.

Elle apporte ainsi aux participants un socle commun de connaissances et leur permet de se former aux nouvelles technologies du domaine, issues de l’ensemble des disciplines concernées (marquage cellulaire, techniques optiques, traitements d’images, analyse, …), dans le but de les conduire à terme à développer de nouvelles modalités d’observation et de compréhension de l’organisation fonctionnelle cellulaire et tissulaire. Au travers des cours et des ateliers pratiques, mais aussi des tables-rondes, l’école MiFoBio vise à favoriser des ruptures conceptuelles et technologiques dans la compréhension des différents niveaux d’organisation du vivant.

A cette occasion, les lames de Célia Perrin ont été utilisées comme support d’analyse sur le scanner de lames InnoQuant (Innopsys), permettant l’observation d’un modèle végétal jusqu’alors inédit sur cet équipement. Les images obtenues seront ainsi valorisées par cette entreprise de biotechnologies afin d’illustrer les performances de son scanner à fluorescence dans un contexte élargi, au-delà des applications strictement médicales.

 

 

Une autre des images obtenues lors de cette formation n’a pas été lauréate du concours de FranceBioImaging mais reste toutefois accessible en ligne sur leur site internet !