Dr. Sébastien Bruisson

Potentialisation de réactions de défense suite à la mycorhization de la Vigne et effets sur la production de stilbènes.

Soutenue en avril 2015.
Directeur de thèse : Pr. Bernard Walter
Co-encadrantes : Pascale Maillot et Laurence Deglène-Benbrahim.

La lutte chimique est largement utilisée pour limiter l’impact des principales maladies de la vigne, cependant les produits phytosanitaires les plus efficaces se révèlent toxiques pour l’environnement et le consommateur.

Le travail présenté dans cette thèse explore la piste de l’utilisation d’AMF (Arbuscular Mycorrhizal Fungi = champignons mycorhizogènes à arbuscules), pour obtenir des plants moins sensibles aux maladies. Ces AMF ont naturellement la capacité de s’associer avec les racines de nombreuses espèces végétales, dont la vigne, pour former une symbiose, dont l’un des effets est la mise en place d’une résistance induite appelée MIR (Mycorrhiza-Induced Resistance). Celle-ci se manifeste par la stimulation et/ou la potentialisation de voies de défense. La potentialisation se caractérise par un recrutement plus rapide et plus fort des défenses lorsque la plante est confrontée à un pathogène.

Des analyses par qRT-PCR mettent en évidence que la présence d’AMF dans la plante permet de potentialiser l’expression de plusieurs gènes de défense au niveau des feuilles et des racines (Pinot noir greffé sur 41B), comme révélé après traitement foliaire par le Bion®, un éliciteur chimique analogue de l’acide salicylique, ou infection par les pathogènes P. viticola et B. cinerea. De plus, des dosages par HPLC permettent d’observer des concentrations de composés stilbéniques (picéide, resvératrol, viniférines et ptérostilbène) plus élevées dans les feuilles de plants mycorhizés, suite à une infection par ces deux pathogènes.